PROJET : ALLEMANDS, JAPONNAIS, RUSSES, BRITANIQUES
ALLEMANDS Murnau : Faust une légende allemande, 1926 ; L'Aurore, 1927
Murnau : Faust une légende allemande, 1926 ; L'Aurore, 1927
Riefenstahl : La Lumière bleue, 1932 ; Le Triomphe de la volonté, 1935 ; Les Dieux du stade, 1938 ; Tiefland, 1954 ;
Ucicky : Le Maître de poste, 1940
Schlöndorff : Le Tambour, 1979
Simon : La Femme et l'Étranger, 1985
Herzog : Signes de vie, 1968 ; Aguirre la colère de Dieu, 1972 ; Fitzcarraldo, 1982 ;
Fassbinder : Les Larmes amères de Petra von Kant, 1972 ; Tous les autres s'appellent Ali, 1974 ; Lili Marleen, 1981 ; Le Secret de Veronika Voss, 1982
Wenders : L'État des choses, 1982 ; Paris Texas, 1984 ; Les Ailes du désir, 1987 ; Le Sel de la Terre, 2014
JAPONAIS Mizoguchi : L'Élégie d'Osaka, 1936 ; L'amour de l'actrice Sumako, 1947 ; La Vie d'O'Haru femme galante, 1952 ; Les contes de la lune vague après la pluie, 1953 ; L'Intendant Sansho, 1954 ; Les amants crucifiés, 1954 ; La rue de la honte, 1956
Murnau : Faust une légende allemande, 1926 ; L'Aurore, 1927
Riefenstahl : La Lumière bleue, 1932 ; Le Triomphe de la volonté, 1935 ; Les Dieux du stade, 1938 ; Tiefland, 1954 ;
Le Maître de poste. Réalisation, Scénario: Gustav Ucicky, Gerhard Menzel. 1940; 88'. Avec: Heinrich George (Der Postmeister), Hilde Krahl (Dunja), Siegfried Breuer (Rittmeister Minskij), Hans Holt (Fähnrich Mitja), Ruth Hellberg (Elisawetha), Margit Symo (Mascha)
Dans l’Empire Russe, une belle jeune fille vivait avec son père, dans un relais de campagne isolé. Le passage d’un officier va tout changer.
-You’ve had a real wedding.
-… It was horrible!
-Don’t cry Dunja, everything will pass. You know, everything passes: the suffering, the happiness and finally life itself.
Inspiré de la nouvelle de Pouchkine Le Maître de poste, Gustav Ucicky a réalisé ce drame sentimental. Film intéressant à plus d’un titre, Der Postmeister fut un grand succès en Allemagne, et le plus grand succès pour un film étranger en France. Après l’invasion de l’URSS par l’Axe en 1941, le Dr Goebbels l’a censuré parce que montrant des Russes banalement humains, avec les qualités et les défauts visibles partout dans le monde.
Une œuvre d’une grande sensibilité où l’on apprécie les vastes plaines glacées, la dance et les réceptions de la bourgeoisie dépravée de Petersburg.
Le Tambour. Réalisation, Scénario: Volker Schlöndorff, Jean-Claude Carrière, Franz Seitz. 1979; 142'. Avec: David Bennent (Oskar Matzerath), Mario Adorf (Alfred Matzerath), Angela Winkler (Agnes Matzerath), Katharina Thalbach (Maria Matzerath), Daniel Olbrychski (Jan Bronski), Tina Engel (Anna Koljaiczek jeune), Berta Drews (Anna Koljaiczek vieux), Roland Teubner (Joseph Koljaiczek), Fritz Hakl (Bebra), Henning Schlüter (Docteur Hollatz)
Aux débuts du nazisme, un petit garçon choqué par le monde des adultes refuse de grandir, et regarde les évènements.
Je trouve que parmi des jeunes d'aujourd'hui traînent beaucoup d'Oskar Matzerath. Je pense qu'en Allemagne, il y a, dans chaque génération, beaucoup de jeunes qui se refusent à devenir adultes et gardent souvent jusqu'à la vieillesse leur culotte courte. Ils désirent se soustraire aux mutilations du devenir adulte et aux responsabilités qui y sont liées. Günter Grass
Un rappel est toujours bon quand il y a des risques. Mais je crois que l’Allemagne a longtemps médité son passé récent et a, en grande partie, veillé à ne plus répéter les erreurs fatales. Il en est de même du Japon. On ne peut pas en dire autant d’autres pays, presque, aussi coupables, qui, du fait d’avoir été rangés du bon côté après la guerre, se devraient de méditer encore plus les craintes de Günter Grass.
Chaque pays, pour ses fautes, doit donc porter sa croix. Il ne faut cependant pas se méprendre sur ce devoir ; il peut, doit durer des décennies, mais pas des siècles ! Sinon presque tous les pays du monde auraient à porter leur croix.
Palme d'or Cannes, Oscar Etr Los Angeles, Bodil DK
La Femme et l'Etranger. Réalisation, Scénario: Rainer Simon. 1985; 98'. Avec: Joachim Lätsch (Karl), Peter Zimmermann (Richard), Kathrin Waligura (Anna), Christine Schorn (Trude), Hans-Uwe Bauer (Soldat), Katrin Knappe (Marie)
Pendant la Première Guerre sur le front russe, deux soldats allemands prisonniers font connaissance et se lient d’amitié. L’un des deux arrive à s’évader et retrouve la femme de son ami, qui lui en parlait toujours …
Nous n'avons tous qu'un seul souhait, la victoire ou la mort ! Pensez à nos orphelins de guerre ! Cupidon sur le terrain de mort, vous êtes assuré de la gratitude de la nation ! Femmes allemandes, fidélité allemande ! [Chant]
« Madame, C'est notre douloureux devoir de vous informer que l’adjudant Richard Seidel est tombé pour sa patrie, le 4 septembre 1914. Honorez sa mémoire.»
Rappelle-toi Barbara/ N'oublie pas/ Cette pluie sage et heureuse/ Sur ton visage heureux/ Sur cette ville heureuse/ Cette pluie sur la mer/ Sur l'arsenal/ Sur le bateau d'Ouessant/
Oh Barbara/ Quelle connerie la guerre/ Qu'es-tu devenue maintenant/ Sous cette pluie de fer/ De feu d'acier de sang/ Et celui qui te serrait dans ses bras/ Amoureusement/ Est-il mort disparu ou bien encore vivant/
Oh Barbara/ Il pleut sans cesse sur Brest/ Comme il pleuvait avant/ Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé/ C'est une pluie de deuil terrible et désolée/ Ce n'est même plus l'orage/ De fer d'acier de sang/ Tout simplement des nuages/ Qui crèvent comme des chiens/ Des chiens qui disparaissent/ Au fil de l'eau sur Brest/ Et vont pourrir au loin/ Au loin très loin de Brest/ Dont il ne reste rien. Jacques Prévert, chantée par Mouloudji
Un cri sincère venu de DDR, contre la guerre, après la tragédie 14-18. Il n’a pas pu être vu en BDR pour des raisons absurdes ; mais a ému la Berlinale au point d’en avoir été le seul film est-allemand couronné.
Goldener Bär Berlin, One of the year's top five foreign films UK
Réalisation, Scénario: Margarethe von Trotta, . 1990; 105'. Avec: Barbara Sukowa (Martha), Stefania Sandrelli (Anna), Sami Frey (Victor), Jan Paul Biczycki (Swirnarsky), Alexandre Mnoushkine (Andrej), Kadidia Diarra (bambina), Pierre Deny (giornalista), Bernard Tachl (portiere), Sottigui Kouyate (ragazzo negro), Jacques Sernas (dott. Wargnier)
Le Triomphe de la volonté. Réalisation, Scénario: Leni Riefenstahl. 1935; 114'. Avec: Adolf Hitler, Hermann Göring, Joseph Goebbels, Heinrich Himmler, Rudolf Hess, Reinhard Heydrich, Fritz Todt, Baldur von Schirach, Gerd von Rundstedt
Film de propagande sur le Congrès du Parti Nazi tenu à Nuremberg en septembre 1934.
Chef-d'œuvre de haine, de vanité provocante, d'orgueil démoniaque, mais chef-d'œuvre tout de même. Jean-Pierre Delarge, Histoire du cinéma
S’il est un film qui concentre sur lui la complexité et les paradoxes du film de propagande, c’est bien Le Triomphe de la volonté. Conçu pour témoigner du congrès du Parti nazi à Nuremberg, Hitler en confie la réalisation à la jeune cinéaste dont il avait repéré le premier film, Das Blaue Licht.
«Ma première réaction a été de lui dire que je n’avais jamais fait ce genre de choses et que je ne connaissais rien à l’organisation du parti. Je risquais de passer à côté de tout ce qu’il y avait d’intéressant à filmer, en supposant que je sois capable de seulement réaliser un documentaire. Hitler répondit que c’était exactement ce qu’il recherchait. Une personne bien informée de la hiérarchie du Parti réaliserait sans doute un film très didactique, mais ce n’était pas ce qu’il voulait. Il voulait un film qui émeuve et impressionne ceux qui en temps ordinaire ne s’intéressent pas à la politique».
Jérôme Bimbenet, Leni Riefenstahl, la cinéaste d’Hitler
Même pour quelqu’un qui ne veut pas mélanger appréciation de l’art et politique, il est difficile d’échapper ici puisqu’il s’agit de la commande d’un parti. Leni Riefenstahl a dit, à ceux qui la condamnent, qu’elle aurait honoré la même commande venant d’un autre parti étranger. C’est recevable, car à l’époque les Nazis n’avaient agressé aucun pays ni commis aucun génocide.
Au-delà, Triumph des Willens est une œuvre marquante de l’histoire du cinéma.
Médaille d'or Venise, Grand Prix Exposition Universelle de Paris
La Rue de la honte. Réalisation, Scénario: Kenji Mizoguchi, Masashige Narusawa. 1956; 97'. Avec: Machiko Kyô (Mickey), Aiko Mimasu (Yumeko), Ayako Wakao (Yasumi), Michiyo Kogure (Hanae), Kumeko Urabe (Otane), Yasuko Kawakami (Shizuko), Hiroko Machida (Yorie)
La question de la prostitution au Japon, illustrée parvune célèbre rue de Tokyo.
-Sous l’occupation américaine, on nous a demandé d’abriter ces innocentes. On a emprunté pour construire. Maintenant, ils veulent interdire la prostitution. Nous n’avons pas fini de payer. Le gouvernement est fou.
-Mais il ne peut pas oublier l’opinion publique !
-Nous sommes ici depuis quatre générations. Yoshiwara existe depuis 300 ans. Un commerce qui dure autant est utile, non ?
-Yumeko est un peu perdue depuis la scène avec son fils.
-Quel garçon ingrat !
-Chacun est égoïste. Ils sont nos parents ou nos enfants quand ça les arrange. Mais c’est idiot de compter sur eux.
Le dernier Mizoguchi est triste comme la fange. Peut-être le Maître l’a-t-il voulu ainsi. Pour ses adieux, il est revenu encore sur ces femmes entrainées par les circonstances, les violences, rarement la facilité ou l’envie. Il eut pour elles comme pour les autres opprimés toute la compassion qui leur est due
Pendant ses vingt dernières années, il fut un réalisateur prolifique avec environ une trentaine de long-métrages. Kenji Mizoguchi fut le premier grand cinéaste Japonais ; et par son soutien permanent aux victimes, un progressiste.
Les Amants crucifiés. Réalisation, Scénario: Kenji Mizoguchi, Yoshikata Yoda, Matsutarô Kawaguchi. 1954; 102'. Avec: Kazuo Hasegawa (Mohei), Kyôko Kagawa (Osan), Yoko Minamida (Otama), Eitaro Shindo (Ishun), Chieko Natiwa (Oko), Sakae Ozawa (Sukeyemon), Haruo Tanaka (Gifuya Doki), Ichiro Sugai (Gembei)
Au 17e, Osan sollicite l'aide de Mohei, qui travaille pour son mari, afin d'éponger les dettes de sa famille. Accusés à tort d'être des amants, Osan et Mohei doivent s'enfuir.
Si la poésie apparaît à chaque seconde, dans chaque plan que tourne Mizoguchi, c’est que, comme chez Murnau, elle est le reflet instinctif de la noblesse inventive de son auteur. Jean-Luc Godard
-Les hommes ont le droit de fauter, mais on crucifie les femmes pour ça. Quelle affreuse injustice !
-Mesure tes paroles !
-Pourquoi faut-il qu’on les crucifie ? Ils n’ont tué personne. Ils n’ont rien volé. -C’est vrai. Quel malheur !
-Tu ne les plains pas ?
-Bien sûr que si. Mais nul ne doit aller contre les lois. C’est pourquoi on les punit.
Le Japon ancien avec ses dures lois. La dénonciation d’une vision de la société très injuste pour les femmes est illustrée par un amour impossible, même s’il force le respect.
L'Homme à la caméra. Réalisation, Scénario: Dziga Vertov. 1929; 68'. Avec: Mikhail Kaufman (L'opérateur), Elizaveta Svilova (l'assistante monteuse)
L'homme à la caméra, enregistrement sur pellicule en 6 bobines, production VOUFKOU, 1929, extrait du journal de bord d'un opérateur de cinématographe. A l'attention des spectateurs. Le film que vous allez voir est un essai de diffusion cinématographique de scènes visuelles. Sans recours aux intertitres (le film n'a pas d'intertitres), sans recours à un scénario (le film n'a pas de scénario), sans recours au théâtre (le film n'a pas de décor, pas d'acteurs, etc.).
Cette œuvre expérimentale a pour but de créer un langage cinématographique absolu et universel complètement libéré du langage théâtral ou littéraire.
Auteur et conducteur de l'expérimentation : Dziga VERTOV, chef opérateur : M Kaufman, assistante monteuse : E Svilova. En Exergue
Le cinéma dramatique est l'opium du peuple. Vive le ciné-œil de la Révolution ! (…)
Nous mettons à la porte : les étreintes exquises des romances, le poison du roman psychologique, les griffes du théâtre amoureux, la musique envahissante.
Dziga Vertov, Manifeste du Ciné-œil, 1923
Vertov aspirait à cette forme de communication généralisée. Il souhaitait être mandaté par le Komintern, pour mettre en relation les prolétaires du monde entier qui deviendraient des sortes de correspondants. Faire circuler entre eux leurs images, étant lui-même moins réalisateur que coordinateur mettant en rapport ces apports. Et déclencher ainsi la révolution mondiale à laquelle aspiraient alors la plupart des militants bolcheviques.
François Albera, sur Le Ciné-œil de la révolution, Ecrits sur le Cinéma, de Dziga Vertov
Le ciné-œil n'est pas seulement le symbole d'une vision, mais aussi d'une contemplation. Or, nous ne devons pas contempler, mais agir. Ce n'est pas un ciné-œil qu'il nous faut, mais un ciné-poing. Le cinéma soviétique doit fendre les crânes! Et ce n'est pas "par le regard réuni de millions d'yeux" que nous lutterons contre le monde bourgeois. Sergei Eisenstein
Un cinéaste original. Qui mérite d’être connu.
La Symphonie du Donbass. Réalisation, Scénario: Dziga Vertov. 1930; 65'. Avec: Musique: "La symphonie du Donbass" de Timofeev, final de "La symphonie du 1er mai" de Chostakovitch, Monteuse: Elisabeth Svilova
La Symphonie du Donbass de Dziga Vertov est un classique du cinéma révolutionnaire soviétique sur le plan quinquennal de la fin des années 1920. Il est considéré comme un chef-d’œuvre du documentaire et du cinéma avant-gardiste. Vénéré comme une étape marquante par Charlie Chaplin, entre autres, le film tomba dans l’oubli dans les années 1930, pour être redécouvert par l’avant-garde des années soixante. Synopsis Editeur
On devrait plutôt parler de ‘cacophonie du Donbass’ !
Les Izvestia
A l’occasion de la journée d’étude autour de l’œuvre et des écrits de Dziga Vertov (…) le Centre Pompidou présente Enthousiasme (La Symphonie du Donbass).
Premier film sonore de Dziga Vertov, Enthousiasme (La Symphonie du Donbass) documente l’intense activité minière de la région du Donbass actuellement en Ukraine. Réalisé en 1930, ce film est marqué par la richesse singulière des expérimentations sonores conçues par Vertov à partir des sons enregistrés dans le paysage industriel du Donbass. Véritable symphonie sonore et visuelle des temps modernes et de l’industrialisation à marche forcée, Enthousiasme fait du rapport entre son et image la base d’un nouveau langage cinématographique. Centre Pompidou, Paris déc 2017
La Symphonie du Donbass, avec ses jeux de machines automatiques, de lumières et de sons, chante l’effort industriel pour cette région ; dans la démarche du Ciné-œil. Sur ce plan c’est une réussite.
Mais le créatif Vertov a eu tort de ne pas avoir assez cogité la remarque du plus illustre des réalisateurs soviétiques de la période Révolution. L’avis des Izvestia ici, fut confirmé par les Critiques Staliniens qui le classèrent parmi les Artistes Cosmopolites. Un qualificatif qui me comblerait personnellement, mais dans leur bouche marquait la fin de cet artiste créatif.
L'Instituteur. Réalisation, Scénario: Sergueï Guerassimov. 1939; 97'. Avec: Boris Tchirkov (Stepan), Tamara Makarova (Grunya), Lyudmila Shabalina (Mariya Ivanovna Lautina), Pavel Volkov (Ivan Fedorovich Lautin), Valentina Telegina ( Stepanida Ivanovna Lautina), Vera Pomerants (Praskoviya Vasilyevna Lautina)
Dans les années 30, un jeune instituteur revient dans son village natal. Il fait construire une école malgré les réticences des kolkhoziens locaux. Ces efforts lui valent une élection au Soviet Fédéral.
-Camarades, le moment est venu de clarifier certaines choses. Je suis allé étudier à Moscou. Je suis revenu pour essayer de créer une vraie école. En un mot une école décente et digne.
-OK, c’est tellement utile que tout le monde est là ? Que tout le kolkhoze est d’accord ? …
-Oui.
kolkhoze (russe kolkhoz, abréviation de kollektivnoïe khoziaïstvo, exploitation collective) :
En U.R.S.S., exploitation agricole fondée sur la propriété collective des moyens de production, développée surtout à partir de 1930. Larousse
Le 7 août 1932, le gouvernement édicte une loi qui condamne à dix ans de camp tout vol aux dépens du kolkhoze. En quatre mois, plus de cent mille kolkhoziens sont condamnés pour avoir volé quelques épis dans les champs collectifs. La conséquence ultime de ce cycle prélèvement-résistance-répression est une terrible famine, totalement passée sous silence, niée par le régime soviétique jusqu'en 1988, qui fait, principalement en Ukraine, dans le Caucase du Nord et au Kazakhstan, environ six millions de victimes.
Encyclopédie Universalis
Il est intéressant de voir dans ce film l’intérêt du pouvoir soviétique pour la scolarisation de masse. Quelques visions (lointaines) des vastes chants kolkhoziens, les joyeuses fêtes villageoises arrosées avec musiques et danses traditionnelles, et l’amour discret d’une jeune fille donnent à l’ensemble une note attachante.
Lion d'or Venise, Médaille d'or CIO, Deutschen Filmpreis DE, Polar-Preis SE
Les Russes
Yakov Protazanov: Le Père Serge, 1917 ; La Fille sans dot, 1936
Dans son avant-dernier film, Lindtberg a choisi le cadre d’occupation de son pays de naissance. Soulevant encore d’autres polémiques en début de Guerre Froide. Il n’est alors pas hors de propos de parler de l’Autriche, un pays qui penchait vers le camp du "bien" et avait été, et s’était, transformé de coupable en victime innocente.