Une ville comme les autres ...
Un morceau d'église médiévale soutenu par un bâtiment moderne.
La Philharmonie, avec le souvenir de Karajan
Mais, les traces d'un passé lourd ... l'ombre du plus grand criminel de l'histoire
Le Mémorial soviétique de Tiergarten
En hommage aux 100 000 soldats de l'Armée Rouge tombés durant la bataille de Berlin, en avril-mai 1945
" Découvrez-vous ! Ici ont trouvé le repos éternel, des soldats soviétiques, héros de la Grande Guerre Patriotique 1941-1945. Ils ont donné leur vie pour votre avenir."
Le Stade Olympique de Berlin
Une légende raconte que Hitler furieux de voir un Noir gagner ait quitté le stade. En fait, le Führer avait un rendez-vous officiel.
Jesse Owens dit dans ses mémoires:
« When I passed the Chancellor he arose, waved his hand at me, and I waved back at him. I think the writers showed bad taste in criticising the man of the hour in Germany. »
Owens pousuivit: « Hitler ne m'a pas snobé, c'est Roosevelt qui m'a snobé. ... Après ces histoires, à mon retour aux États-Unis, je ne pouvais pas m'asseoir à l'avant des autobus, je devais m'asseoir à l'arrière, je ne pouvais pas vivre là où je le voulais »
Une grande avenue, un mur, ... La Porte de Brandebourg.
De l'autre côté une autre ville: BERLIN EST, un autre monde
AUX VICTIMES DE LA DICTATURE DE HITLER DES ANNEES 1933-1945
A Plötzensee furent exécutés près de 3 000 personnes, notamment la plupart des conjurés du 20 juillet 1944 (Complot de Stauffenberg).
Sur une plaque du mémorial:
« Ici, de 1933 à 1945, sous la dictature hitlérienne, des centaines d'hommes ont péri par meurtre légal, payant de leur vie leur lutte pour les droits de l'homme et la liberté politique. Ils étaient issus de toutes les couches de la société, et de presque toutes les nations.
Par ce mémorial, Berlin honore les millions de victimes du Troisième Reich, diffamées, maltraitées, privées de leur liberté ou assassinées à cause de leur conviction politique, de leur confession religieuse ou de leur appartenance raciale. »
A l'entrée , une urne remplie de terre en provenance des camps de concentration en souvenir de toutes les victimes.
"La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l'avenir, c'est qu'il n'est jamais conforme à nos prévisions." Jean Dutourd
Devant la flamme d'un monument berlinois qui ne devait s'éteindre que le jour de la réunification allemande, je me souviens avoir souri et m'être dit: «Elle brûlera éternellement.»
Ici, se tenait la Chancellerie du Reich
C'était la capitale d'un état criminel.
Ils ont pratiqué le premier apartheid. Ils ont enfermé ou exterminé dans les camps tous les gens qu'ils n'aimaient pas : communistes, pacifistes, juifs, asociaux, homosexuels, tziganes, ...
Ils ont agressé presque tous les pays européens; occupé la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Yougoslavie, la Bulgarie, les Pays-Bas, la Belgique, la France, ... Ils ont bombardé Londres, fait le siège de Leningrad, détruit Stalingrad, fait converger sur Moscou toutes les panzer armées pour écraser ce qu'ils appelaient le Bolchevisme.
La Neue Reichskanzlei, oeuvre d'Albert Speer (l'Architecte du Diable)
Et puis, certainement par hasard, au printemps 1945, ce sont toutes les armées soviétiques qui ont encerclé Berlin afin d'écraser la capitale d'un pays déjà militairement vaincu.
La destruction de Berlin par les aviations anglaise et américaine, puis son écrasement total par les orgues de Staline et les chars soviétiques du maréchal Joukov, suivi du dynamitage de la Chancellerie du Reich grande comme le Louvre, n'a à mes yeux qu'un seul précédent, la destruction de Carthage par les légions romaines.
Et puis les alliés de ce temps-là devinrent des ennemis.